Pour sa troisième édition, le Festival Planète Honnête consacré aux Documentaire et Rencontres sur la Biodiversité et les Peuples Premiers à Cadenet (Vaucluse 84) aura pour thème du 24 au 26 juin 2011," l’éco-féminin, l'espoir pour notre terre! c’est-à-dire, nous disent les fondatrices Joelle P.Kartesz et Fabienne Mulliez, « la synergie entre sensibilité féminine et pensée environnementale, au sens écologique, économique et social, car il nous paraît essentiel que ces thématiques soient développées à l’unisson ».
Une programmation exigeante d'une vingtaine de documentaires sera présentée, dont la plupart en avant-première nationale.
Trois jours de conférences, en présence de d'intervenants de renom : Vandana Shiva, Véronique Jannot, Géraldine Le Roux, Sylvie Simon, Dr Fatma Bouvet de la Maisonneuve et Patrice Van Eersel… déclinent le thème de l’éco-féminin:
VENDREDI 24 JUIN : "DE L’OPPRESSION À L’EXPRESSION DU FÉMININ"
SAMEDI 25 JUIN : "LE FÉMININ À L'ŒUVRE POUR LA PLANÈTE"
DIMANCHE 26 JUIN : "LE FÉMININ-MASCULIN : AGIR ENSEMBLE POUR PLUS DE CONSCIENCE."
Pendant toute la durée du festival, des rencontres musicales, une restauration et un bar bio, des produits de l'artisanat issu des Peuples Premiers et du commerce équitable, une librairie...
Infos pratiques :
les 24 et 25 juin de 10 h à 23 h et le 26 juin de 10 h à 21 h.
Navettes gratuites de l'église au site du festival.
Tarifs :
Cette année, une participation sera demandée sous forme d'adhésion à l’association Planète Honnête, afin de soutenir le festival : 20 € par personne, 30 € pour deux, gratuit pour les moins de 18 ans. Cette adhésion donne droit à l’accès pendant les trois jours au site du festival : films en avant-première, éco-conférences inédites, concerts, expositions, et à toutes ses activités pendant l'année.
Marie-Dominique Robin revient avec un documentaire puissant sur la règlementation, l’évaluation et le contrôle des produits chimiques. Notre poison quotidien sera diffusé mardi 15 mars à 20h45 sur Arte.
Tout le monde se souvient du reportage de Marie-Dominique Robin sur Monsanto.
Interviewée sur Arte, la journaliste déclare à propos de cette nouvelle enquête : “J’ai pu constater que le système de règlementation est totalement inopérant. Il ne sert à rien et ne nous protège pas ! Plusieurs raisons l’expliquent. La règlementation est fondée sur les études de toxicité produites par les entreprises. Et comme Monsanto, la plupart d’entre elles mentent et trichent ! De plus, chaque substance est prise individuellement. Il faut savoir que 100 000 produits chimiques sont apparus depuis la Seconde Guerre mondiale, mais on n’a jamais évalué les conséquences de ces produits lorsqu’ils sont mélangés, que l’on nomme l’effet-cocktail. Aujourd’hui, il y a du poison partout, qui rentre dans la nourriture, et on essaie simplement de faire en sorte que les gens ne tombent pas raides morts tout de suite ! Au bout d’un moment, vous finissez pourtant par développer des maladies. Certains cancers sont plus fortement représentés et touchent de manière frappante les pays industrialisés. Ce sont des maladies de la civilisation liées à la pollution chimique. Les femmes enceintes et leurs enfants sont particulièrement en danger. Il faut donc tout reprendre à zéro, forcer le retour à une agriculture non chimique, et replacer la santé au cœur du processus. C’est un choix politique difficile car l’enjeu économique est énorme. Mais c’est possible, et c’est urgent !”.
L’Université de New Castle vient de publier un nouveau rapport qui démontre que la consommation de lait biologique toute l’année est bénéfique pour la santé en matière de nutriments et acides gras.
Le rapport démontre que la qualité nutritionnelle entre le lait bio et le lait non bio est différente. Il met aussi en évidence l’impact de nourrir les vaches bio avec au moins 60% d’herbe comme le préconisent les standards bio.
Les résultats de cette étude ont été diffusés par la Soil Association* (article complet en anglais), qui rappelle également qu’aux Pays-Bas, un autre rapport souligne que les mères qui ont consommé du lait biologique ont un lait plus riche en nutriments. Et qu’au total, pas moins de six études ont établi que le lait biologique est plus riche en nutriments solubles (omega-3 acides gras, vitamine E, bétacarotène) que le lait non bio…
* organisme chargé en Grande-Bretagne de la promotion de l’agriculture biologique.
Le projet Bio Cohérence, lancé il y a quelques mois propose une démarche qui tienne compte des spécificités de la bio, au-delà de la réglementation.
Incontestablement, le développement actuel du marché biologique tend à reproduire les mécanismes économiques qui ont conduit le secteur agricole conventionnel au pied du mur.
Pression sur les prix, logique de masse, organisation qui ne tient pas compte des enjeux agronomiques et environnementaux de l’agriculture biologique, projet où la logique de subvention prime sur celle d’une juste rémunération du producteur…
Bio Cohérence doit être le projet commun de tous ceux qui sont animés par les principes fondamentaux de l’agriculture biologique.
Dans quelques mois, il sera tard, voire trop tard, pour réagir.
Producteurs, distributeurs, consommateurs, vous avez un rôle clé à jouer. C’est maintenant qu’il faut s’engager pour une bio cohérente et pour préserver à l’agriculture biologique ce qui en fait un projet unique : un modèle agronomique et économique global et équilibré, basé sur des valeurs communes.
Respect de la terre et des hommes qui la cultivent, respect des consommateurs et de ses besoins nutritionnels.
Bio Cohérence offre, à tous ceux qui croient dans ces fondamentaux, une solution à mettre en œuvre collectivement.
Un article du Time magazine du 6 septembre propose de nous éclairer sur l’intérêt réel des produits de l’agriculture biologique. Il a le mérite de tenter l’analyse des dimensions économique, nutritionnelle et environnementale, sans a priori déclaré. « La meilleure raison de ne pas ignorer les puristes de l’alimentation, c’est qu’ils ont raison dans de nombreux domaines. » Le verdict, en demi-teinte, nous ramène à un choix individuel, dicté par l’économie. Indiscutable. Il s’agit bien d’un choix.
Le choix que font des agriculteurs de considérer leur métier dans toute sa profondeur, de ne pas s’en tenir aux apparences, mais d’aborder avec science le domaine complexe du vivant. Il s’agit alors d’épouser les éléments en présence : le sol dans sa diversité incalculable de micro-organismes seuls capables de lier les minéraux aux débris organiques et donc de re-créer en permanence de la terre nourricière ; le climat bénéfique à certaines espèces et hostile à d’autres, en dehors même de ses propres aléas ; l’eau, principe vital, précieux entre tous, qu’il faut savoir capter, prélever et rendre en lui gardant sa pureté ; les espèces botaniques ou animales, et leurs variétés, choisies pour leurs qualités intrinsèques, et non pour le service qu’elles peuvent rendre aux marchands.
Le choix que font des individus de se nourrir en s’assurant de la qualité de leurs aliments, qualité vivifiante, qualité de nature, à laquelle a veillé l’agriculteur en ne s’opposant pas mais en conjuguant les éléments, en suscitant la fertilité et la complexité. Il n’est ici pas question d’absorber, mais bien de se nourrir, comme on se cultive. Il s’agit bien de redonner place à des fonctions vitales méprisées lorsque le corps n’est pas malade. Et peut-être d’envisager un rapport renouvelé entre le corps et l’esprit. Ce choix est engageant, il suppose des contraintes importantes, et apporte en retour de grandes satisfactions.
« La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent. » Brillat-Savarin - La Physiologie du Goût
On entend parler d'agriculture biologique, prendre des positions sur son développement, sa "démocratisation", sa "sortie de niche", le nécessaire "rattrapage" de la production française. Ces notions de marché ne traduisent pas la réalité même que recouvre cette agriculture, tout autant que des modes d'alimentation qui lui sont liés. Si elle est encadrée par un règlement unique en Europe depuis 1991, elle n’a cessé de prendre des engagements bien plus larges, de chercher des réponses à des problèmes essentiels, de ceux qui traversent la société dans sa nature même.
Les acteurs – producteurs, metteurs en marché et industriels, distributeurs, consommateurs – ont su conjuguer leur engagement éthique, depuis des décennies. Le lien solide établi entre tous en a fait un modèle économique sûr. Il a permis un développement harmonieux, satisfaisant aux attentes légitimes de l’ensemble de la filière. Il a fallu, et il faudra à l’avenir encore, du temps et de l’intelligence pour continuer ce développement et en assurer la maîtrise.
La conversion est un processus long. Elle est technique, économique et intellectuelle, tant pour le producteur que pour le consommateur. Le premier devra aborder l’agronomie avec prudence, rechercher la diversité, observer les équilibres de son milieu, accepter une complexité accrue, une remise en cause de ses pratiques tendant à la monoculture. Le second renouvellera sa vision de sa propre alimentation, trouvant de nouveaux équilibres, dans une approche nutritionnelle subtile et variée, en tenant compte des ressources de la planète, en décidant de ses propres arbitrages budgétaires.
Il faut être convaincu que l’alimentation à l’avenir, tant sur le plan qualitatif que quantitatif passe par une renaissance de l’agriculture, à l’échelle locale. L’agriculture biologique trouve sa pleine expression dans ce domaine, répondant aux enjeux majeurs de notre société qui établit enfin le lien entre la santé, l’alimentation et l’environnement, qui croit dans les qualités d’une économie locale, éloignée des violences d’un monde globalisé. Elle répond également à un individu qui se considère moins comme un consommateur que comme un acteur responsable, en quête de lien et d’identité.
Des chercheurs de L’Université américaine de Washington (Washington State Universtity) ont voulu savoir s’il y avait des différences significatives dans le fruit et dans la qualité du sol à partir de l’analyse de 13 exploitations biologiques et 13 conventionnelles qui produisent de la fraise en Californie.
Résultats : les exploitations bio produisent un meilleur fruit et laissent un sol en meilleure santé. (“organic farms produce better fruit, leave healthier soil”).
Ils concluent également que la qualité du sol bio pourrait avoir induire un meilleur fonctionnement microbien et une plus grande résistance au stress (“their higher quality soils may have greater microbial functional capability and resilience to stress”.
La filiale du groupe allemand BASF a révélé, début septembre, avoir trouvé des plantes OGM de pommes de terre Amadea dans un champ où n’auraient du pousser que la variété OGM Amflora.
BASF est propriétaire de ces deux pommes de terre OGM, mais seule Amflora est autorisée.
Probablement du à une erreur de manipulation, cet incident – amené à la connaissance générale par Greenpeace- s’ajoute à d’autres (contamination de maïs en Allemagne, en Espagne…) et confirme le réel risque de contamination et l’impossibilité de cloisonner les cultures en plein champ.
Pour en savoir plus sur cette contamination : Articles de Greenpeace et Enviro2B.
ProNatura a le plaisir de relayer l’offre d’emploi du magasin Alpilles Biomonde, l’un de ses plus fidèles clients.
Situé à Saint Rémy de Provence (13), l’équipe d’Alpilles Bio est au contact permanent avec les consommateurs pour leur apporter le meilleur service : des produits alimentaires bio et diététiques de qualité, une écoute attentive, un conseil professionnel…
Aujourd’hui, Alpilles Bio travaille à la création d’une boucherie bio dans son magasin et cherche son boucher.
Si cette offre vous intéresse et que vous avez l’expérience requise, contactez directement le dirigeant, Jean Marano à alpillesbio@orange.fr – ou appelez-le au 04 32 60 07 76.
Dans son éditorial du journal Les Echos du 18 août, David Barroux conseille la raison aux écologistes, et chante les bienfaits de l’association, hypothétique, des OGM et du bio ! L’idée refait surface de temps à autres, fondée sur une argumentation, toujours méprisante, qui mélange idées reçues, positivisme, ignorance de l’agriculture et intérêts industriels.
Or les raisons sont simples, de l’incompatibilité la plus absolue entre agriculture biologique et OGM.
Dans ses fondements, l'agriculture biologique s’attache à promouvoir un agriculteur libre, indépendant économiquement, qui entretient des rapports harmonieux avec son environnement, en s’appropriant des techniques complexes, de nature à enrichir la diversité, et à produire des aliments variés, de grande qualité nutritionnelle.
Les OGM ne répondent en rien à ces principes *.
Les OGM privent l’agriculteur de la liberté immémoriale de prélever une part de sa récolte comme semence pour l’année suivante.
Les OGM créent une dépendance économique complète de l’agriculteur vis-à-vis des entreprises propriétaires de la semence, mais également des pesticides éventuellement associés à leur utilisation.
Les OGM sont issus de technologies interdisant à ce jour de prévoir les recombinaisons ni leurs effets. Certains aspects du comportement du nouvel organisme demeurent inconnus, et posent lourdement la question de leur innocuité.
Les OGM constituent un danger direct dans l’environnement par leur aptitude à coloniser des organismes non modifiés.
Aucun OGM n’a apporté à ce jour d’augmentation durable des rendements, ni de réduction de consommation d’eau ou de pesticides.
L’agriculture biologique ne peut, sans nier ses propres fondements, accepter l’introduction en son sein d’OGM, sous aucune forme.
* Règlement européen (CE) N° 834/2007 considérant 9, extrait : « Les organismes génétiquement modifiés (OGM) et les produits obtenus à partir d'OGM ou par des OGM sont incompatibles avec le concept de production biologique… ».