août 2010

Bio et OGM cohabitation impossible 26/08/2010

3149313154Dans Les Echos du 18 août, David Barroux proposait dans son édito d’associer
OGM et Bio pour régler les imperfections de notre systèmes agricole et agroalimentaire.

 

Selon lui, les OGM “rendraient cette filière verte plus compétitive” et “une filière bio-OGM serait même mieux équipée pour rivaliser avec l'agriculture traditionnelle. Cela permettrait de réduire la consommation de pesticides ou d'engrais chimique, contribuant ainsi positivement à l'environnement”.

 

Un reportage, diffusé dans le journal de TF1 le 25 août témoigne de l’impossible cohabitation OGM – Bio. L’exemple très concret se passe en Espagne, pays où les surfaces OGM se développent rapidement. Un agriculteur bio catalan est obligé de déclasser sa récolte à cause de la contamination que ses maïs ont subi du fait de la proximité de champ de maïs OGM cultivés par ses voisins.

 

La contamination OGM est réelle et non maîtrisée. Prôner la cohabitation entre OGM et Bio c’est condamner l’agriculture biologique à disparaitre et probablement condamner toute autre forme d’agriculture.

Des timbres “bio” en Tunisie 18/08/2010

timbres-bio0510 Huit timbres-poste pour promouvoir l’agriculture biologique, une jolie idée mise en œuvre par la Poste tunisienne en mai dernier. Cette initiative a pour but de promouvoir, auprès du plus grand nombre, ce mode de production et l’action des pouvoirs publics en ce domaine.

 

Ces timbres communiquent sur plusieurs produits, représentatifs de ce que produit la Tunisie : huile d’olive, poivron, tomate, artichaut, datte, grenade, figue de barbarie, amande. Gageons que le développement des surfaces bio dans ce pays, pour le moment exclusivement pensé pour l’exportation, permette, à brève échéance d’en faire bénéficier les Tunisiens aussi et même avant tout.  

 

Bilan annuel Ifoam : l’agriculture bio est un outil puissant basé sur la biodiversité 10/08/2010

 

IFOAM Annual Report 2009Nous sommes très heureux de relayer quelques extraits du bilan annuel de l’Ifoam, cet organisme qui oeuvre depuis de longues années pour promouvoir l’agriculture biologique dans le monde. 

 

Dans le monde, “67 millions d’hectares de terre sont cultivés en bio par 1.4 million d’agriculteurs certifiés. Le nombre de producteurs non certifiés, pour lesquels il n’existe pas de statistiques officielles, est estimé à bien plus”.

 

“Les ventes ont atteint 50,9 milliards de dollars U.S. en 2008, soit un doublement depuis 2003”.

 

“70% de la nourriture mondiale est produite par des paysans, incluant 1,5 milliard de petits cultivateur. Ces producteurs constituent l’épine dorsale de la sécurité alimentaire dans les pays en voie de développement”.

 

“Le système de culture bio séquestre en moyenne 560 kg deCO2 par hectare par an, plus que le système conventionnel dans les régions tempérées. Dans les zones tropicales, la différence atteint une moyenne de 1 tonne par hectare. Toutefois, ces avantages pourraient être réduits à néant sous l’impact dévastateur de l’agriculture industrielle, si d’aventure, l’agriculture dans son ensemble était reconnue et récompensée tandis que la question du carbone devient minime dans les politiques climatiques”.  

 

“L’agriculture biologique est un outil puissant, basé sur l’utilisation de la biodiversité. Les communautés de paysans s’appuyant sur leurs écosystèmes et leurs traditions, mais aussi sur l’innovation de la recherche et de l’expérience en bio, améliorent leurs sols, le bien-être de leurs animaux et les conditions de vie de leurs familles. Les statistiques montrent que les paysans bio dans les pays industrialisés ont de plus hauts revenus que leurs homologues conventionnels. Les études menées dans les pays en développement démontrent qu’ils offrent une plus grande résistance et que les communautés de paysans pratiquant l’agriculture biologique consomment une alimentation plus variée, et sont en meilleure santé []. Et par dessus, tout l’agriculture biologique obtient les mêmes résultats avec moins d’investissement. Avec une stratégie d’éco intensification, il sera même possible, dans le futur, de nourrir le monde avec l’agriculture biologique.”

 

Rapport complet en anglais

Brésil : la cour annule l'autorisation pour le maïs OGM de Bayer. 6/08/2010

3149313154 Bonne nouvelle sur le front des OGM. La Cour fédérale du Paraná a rendu le 28 juillet dernier un double jugement qui fera date.

D’une part elle a annulé l’autorisation qui avait été accordée à la firme Bayer de commercialiser son maïs “ Liberty Link maize” (résistant au glufosate) motivant sa décision par l’absence de plan de surveillance après la mise en marché.  D’autre part, elle a étendu l’application de ce jugement au Nord et Nord-Est du pays en invoquant l’absence d’études relatives à l’impact de cette culture sur la biomasse.

Au passage, la Cour épingle la CTNBio, la commission nationale brésilienne qui avait délivré l’autorisation, lui reprochant des irrégularités dans la procédure, et lui ordonne plus de transparente dans la gestion des autorisations de commercialisation d’OGM.


Pour en savoir plus lire le communiqué de presse (anglais)

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