septembre 2010

Alimentation et bio, en connaissance de cause 26/09/2010
time.jpgUn article du Time magazine du 6 septembre propose de nous éclairer sur l’intérêt réel des produits de l’agriculture biologique. Il a le mérite de tenter l’analyse des dimensions économique, nutritionnelle et environnementale, sans a priori déclaré. « La meilleure raison de ne pas ignorer les puristes de l’alimentation, c’est qu’ils ont raison dans de nombreux domaines. » Le verdict, en demi-teinte, nous ramène à un choix individuel, dicté par l’économie. Indiscutable. Il s’agit bien d’un choix.

Le choix que font des agriculteurs de considérer leur métier dans toute sa profondeur, de ne pas s’en tenir aux apparences, mais d’aborder avec science le domaine complexe du vivant. Il s’agit alors d’épouser les éléments en présence : le sol dans sa diversité incalculable de micro-organismes seuls capables de lier les minéraux aux débris organiques et donc de re-créer en permanence de la terre nourricière ; le climat bénéfique à certaines espèces et hostile à d’autres, en dehors même de ses propres aléas ; l’eau, principe vital, précieux entre tous, qu’il faut savoir capter, prélever et rendre en lui gardant sa pureté ; les espèces botaniques ou animales, et leurs variétés, choisies pour leurs qualités intrinsèques, et non pour le service qu’elles peuvent rendre aux marchands.

Le choix que font des individus de se nourrir en s’assurant de la qualité de leurs aliments, qualité vivifiante, qualité de nature, à laquelle a veillé l’agriculteur en ne s’opposant pas mais en conjuguant les éléments, en suscitant la fertilité et la complexité. Il n’est ici pas question d’absorber, mais bien de se nourrir, comme on se cultive. Il s’agit bien de redonner place à des fonctions vitales méprisées lorsque le corps n’est pas malade. Et peut-être d’envisager un rapport renouvelé entre le corps et l’esprit. Ce choix est engageant, il suppose des contraintes importantes, et apporte en retour de grandes satisfactions.

« La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent. » Brillat-Savarin - La Physiologie du Goût
Conversion bio, de la terre à l'assiette 20/09/2010


On entend parler d'agriculture biologique, prendre des positions sur son développement, sa "démocratisation", sa "sortie de niche", le nécessaire "rattrapage" de la production française. Ces notions de marché ne traduisent pas la réalité même que recouvre cette agriculture, tout autant que des modes d'alimentation qui lui sont liés. Si elle est encadrée par un règlement unique en Europe depuis 1991, elle n’a cessé de prendre des engagements bien plus larges, de chercher des réponses à des problèmes essentiels, de ceux qui traversent la société dans sa nature même.


Les acteurs – producteurs, metteurs en marché et industriels, distributeurs, consommateurs – ont su conjuguer leur engagement éthique, depuis des décennies. Le lien solide établi entre tous en a fait un modèle économique sûr. Il a permis un développement harmonieux, satisfaisant aux attentes légitimes de l’ensemble de la filière. Il a fallu, et il faudra à l’avenir encore, du temps et de l’intelligence pour continuer ce développement et en assurer la maîtrise.

La conversion est un processus long. Elle est technique, économique et intellectuelle, tant pour le producteur que pour le consommateur. Le premier devra aborder l’agronomie avec prudence, rechercher la diversité, observer les équilibres de son milieu, accepter une complexité accrue, une remise en cause de ses pratiques tendant à la monoculture. Le second renouvellera sa vision de sa propre alimentation, trouvant de nouveaux équilibres, dans une approche nutritionnelle subtile et variée, en tenant compte des ressources de la planète, en décidant de ses propres arbitrages budgétaires.

Il faut être convaincu que l’alimentation à l’avenir, tant sur le plan qualitatif que quantitatif passe par une renaissance de l’agriculture, à l’échelle locale. L’agriculture biologique trouve sa pleine expression dans ce domaine, répondant aux enjeux majeurs de notre société qui établit enfin le lien entre la santé, l’alimentation et l’environnement, qui croit dans les qualités d’une économie locale, éloignée des violences d’un monde globalisé. Elle répond également à un individu qui se considère moins comme un consommateur que comme un acteur responsable, en quête de lien et d’identité.

La culture bio produit des fraises de meilleure qualité 17/09/2010

Fraise1Des chercheurs de L’Université américaine de Washington (Washington State Universtity) ont voulu savoir s’il y avait des différences significatives dans le fruit et dans la qualité du sol à partir de l’analyse de 13 exploitations biologiques et 13 conventionnelles  qui produisent de la fraise en Californie.

Résultats : les exploitations bio produisent un meilleur fruit et laissent un sol en meilleure santé. (“organic farms produce better fruit, leave healthier soil”).

 

Ils concluent également que la qualité du sol bio pourrait avoir induire un meilleur fonctionnement microbien et une plus grande résistance au stress (“their higher quality soils may have greater microbial functional capability and resilience to stress”.

 

En savoir plus en anglais (abstract and video) and Etude complète (en anglais)

Suède : présence illégale d’une pomme de terre OGM 16/09/2010

 

La filiale du groupe allemand BASF a révélé, début septembre, avoir trouvé des plantes OGM de pommes de terre Amadea dans un champ où n’auraient du pousser que la variété OGM Amflora.

BASF est propriétaire de ces deux pommes de terre OGM, mais seule Amflora est autorisée.

Probablement du à une erreur de manipulation, cet incident – amené à la connaissance générale par Greenpeace- s’ajoute à d’autres (contamination de maïs en Allemagne, en Espagne…) et confirme le réel risque de contamination et l’impossibilité de cloisonner les cultures en plein champ.

 

 

Pour en savoir plus sur cette contamination : Articles de Greenpeace et Enviro2B.

Alpilles Biomonde cherche un boucher – Saint Remy de Provence 13/09/2010

Alpilles Biomonde ProNatura a le plaisir de relayer l’offre d’emploi du magasin Alpilles Biomonde, l’un de ses plus fidèles clients.

 

Situé à Saint Rémy de Provence (13), l’équipe d’Alpilles Bio est au contact permanent avec les consommateurs pour leur apporter le meilleur service : des produits alimentaires bio et diététiques de qualité, une écoute attentive, un conseil professionnel…

 

Aujourd’hui, Alpilles Bio travaille à la création d’une boucherie bio dans son magasin et cherche son boucher.

 

Si cette offre vous intéresse et que vous avez l’expérience requise, contactez directement le dirigeant, Jean Marano à alpillesbio@orange.fr – ou appelez-le au 04 32 60 07 76. 

 

 

Voir le site Internet d’Alpilles Biomonde

bio et OGM qui en rêve ? 13/09/2010
Dans son éditorial du journal Les Echos du 18 août, David Barroux conseille la raison aux écologistes, et chante les bienfaits de l’association, hypothétique, des OGM et du bio ! L’idée refait surface de temps à autres, fondée sur une argumentation, toujours méprisante, qui mélange idées reçues, positivisme, ignorance de l’agriculture et intérêts industriels.

Or les raisons sont simples, de l’incompatibilité la plus absolue entre agriculture biologique et OGM.
Dans ses fondements, l'agriculture biologique s’attache à promouvoir un agriculteur libre, indépendant économiquement, qui entretient des rapports harmonieux avec son environnement, en s’appropriant des techniques complexes, de nature à enrichir la diversité, et à produire des aliments variés, de grande qualité nutritionnelle.

Les OGM ne répondent en rien à ces principes *.
Les OGM privent l’agriculteur de la liberté immémoriale de prélever une part de sa récolte comme semence pour l’année suivante.
Les OGM créent une dépendance économique complète de l’agriculteur vis-à-vis des entreprises propriétaires de la semence, mais également des pesticides éventuellement associés à leur utilisation.
Les OGM sont issus de technologies interdisant à ce jour de prévoir les recombinaisons ni leurs effets. Certains aspects du comportement du nouvel organisme demeurent inconnus, et posent lourdement la question de leur innocuité.
Les OGM constituent un danger direct dans l’environnement par leur aptitude à coloniser des organismes non modifiés.
Aucun OGM n’a apporté à ce jour d’augmentation durable des rendements, ni de réduction de consommation d’eau ou de pesticides.

L’agriculture biologique ne peut, sans nier ses propres fondements, accepter l’introduction en son sein d’OGM, sous aucune forme.

* Règlement européen (CE) N° 834/2007 considérant 9, extrait : « Les organismes génétiquement modifiés (OGM) et les produits obtenus à partir d'OGM ou par des OGM sont incompatibles avec le concept de production biologique… ».
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