Dans son éditorial du journal Les Echos du 18 août, David Barroux conseille la raison aux écologistes, et chante les bienfaits de l’association, hypothétique, des OGM et du bio ! L’idée refait surface de temps à autres, fondée sur une argumentation, toujours méprisante, qui mélange idées reçues, positivisme, ignorance de l’agriculture et intérêts industriels.Or les raisons sont simples, de l’incompatibilité la plus absolue entre agriculture biologique et OGM.
Dans ses fondements, l'agriculture biologique s’attache à promouvoir un agriculteur libre, indépendant économiquement, qui entretient des rapports harmonieux avec son environnement, en s’appropriant des techniques complexes, de nature à enrichir la diversité, et à produire des aliments variés, de grande qualité nutritionnelle.
Les OGM ne répondent en rien à ces principes *.
Les OGM privent l’agriculteur de la liberté immémoriale de prélever une part de sa récolte comme semence pour l’année suivante.
Les OGM créent une dépendance économique complète de l’agriculteur vis-à-vis des entreprises propriétaires de la semence, mais également des pesticides éventuellement associés à leur utilisation.
Les OGM sont issus de technologies interdisant à ce jour de prévoir les recombinaisons ni leurs effets. Certains aspects du comportement du nouvel organisme demeurent inconnus, et posent lourdement la question de leur innocuité.
Les OGM constituent un danger direct dans l’environnement par leur aptitude à coloniser des organismes non modifiés.
Aucun OGM n’a apporté à ce jour d’augmentation durable des rendements, ni de réduction de consommation d’eau ou de pesticides.
L’agriculture biologique ne peut, sans nier ses propres fondements, accepter l’introduction en son sein d’OGM, sous aucune forme.
* Règlement européen (CE) N° 834/2007 considérant 9, extrait : « Les organismes génétiquement modifiés (OGM) et les produits obtenus à partir d'OGM ou par des OGM sont incompatibles avec le concept de production biologique… ».





AO (Food & Agriculture Organisation) met en avant l'AB, non seulement comme un moyen d'indépendance des pays du sud vis à vid des firmes internationales de la phyto-pharmacie, mais également comme un moyen d'assurer une meilleure alimentation pour l'ensemble de l'humanité.
impact de la conversion de toutes les terres du monde à l'agriculture bio. 