Tendances
"À la faveur de la conversion de nouveaux consommateurs, les produits bio adoptent des codes moins austères. Progrès ou perte d'identité ?
Près de la bibliothèque François-Mitterrand, à Paris, le restaurant Bioart contraste avec la rumeur des voitures filant le long du très chargé quai de Seine. Deux sculptures de vache colorées accueillent le visiteur. À l'intérieur, des baies vitrées offrent une vue généreuse sur le fleuve, l'espace est insonorisé, les fumées sont aspirées, les lieux sont aménagés suivant les préceptes feng shui et un accès Internet gratuit est disponible par Wifi. Quant au menu, il fait une large place aux produits de saison identifiés par le logo AB (certification agriculture biologique).
Bioart est à mille lieues de l'image austère des restaurants macrobiotiques ou végétariens de la capitale. Et pourrait bien préfigurer une nouvelle façon de mettre en scène les codes du bio. À savoir une représentation moins militante et plus séduisante, adaptée aux nouveaux consommateurs de produits biologiques..."
- Beau et bio à la fois, Strategies 1459 : article en ligne

"En 2006, la deuxième édition de la semaine fraîch’attitude a confirmé le succès de ce grand rendez-vous
national avec plus de 16 000 actions et près de 4 millions de Français sensibilisés.
En 2007, pour la troisième édition, la mobilisation est encore plus forte ! Plus de 20 000 actions sont prévues
partout en France, plus de 30 évènements seront organisés sur des grandes places publiques et des milliers
de fruits et légumes seront offerts lors de dégustations.
Pour ce grand rendez-vous national, professionnels de la filière fruits et légumes, producteurs, coopératives,
expéditeurs, importateurs, grossistes, commerçants spécialistes et de la grande distribution, professionnels de la restauration, mairies, écoles, associations de santé et de nombreux relais culturels se mobilisent :
Des professionnels de la filière actifs :
Ils s’engagent à proposer goût et saveurs aux consommateurs à travers la dégustation et la découverte de leurs
produits. Les producteurs organiseront des journées « portes ouvertes », les détaillants et les chefs de rayon
organiseront des animations autour de leurs étals,…
Des villes impliquées :
Grâce au réseau des diététiciens d’Aprifel, près de 100 municipalités se sont d’ores et déjà engagées pour cette
troisième édition, et plus de trente mairies souhaitent organiser de grands événements fruits et légumes sur leurs
places publiques (Bordeaux, Lyon, Saint-Etienne, Marseille, Carcassonne, La Rochelle, Rennes, Angers, Lille…).
De nombreuses opérations de proximité, d’animations, et de dégustations sont prévues dans les écoles primaires, les
collèges et les lycées, mais aussi dans les centres aérés, les clubs sportifs, ainsi que sur les marchés. Des
conférences santé, des rencontres sportives, des jeux de pistes, des potagers géants,…seront proposés dans de
nombreuses villes partenaires..."
- Le site Internet
- Le communiqué de presse (format PDF)
"Bio Consom'acteurs veut mieux faire connaître les impacts positifs de l'agriculture biologique sur l'environnement et le bien-être.
En France, seuls 2% de la surface agricole utile est cultivée selon les principes de l'agriculture biologique, ce qui place la France au 19e rang européen en termes de surfaces cultivées bio. Par ailleurs, la France peut se vanter d'être le premier utilisateur de pesticides et d'engrais chimique en Europe et le troisième à l'échelle mondiale, ceci au détriment de la santé des agriculteurs, des consommateurs et de la terre.
Les bienfaits de l'agriculture bio ne sont plus à prouver, qu'il s'agisse de protéger la santé de la planète et la nôtre. Produire bio signifie produire sans utiliser de produits chimiques de synthèse (pesticides, par exemple) et recycler les matières organiques.
Constatant le retard français en matière d'agriculture biologique, des citoyens ont créé l'association Bio Consom'acteurs. Elle a pour objectif de mieux faire connaître les impacts positifs de l'agriculture biologique sur l'environnement et le bien-être, tout en valorisant son potentiel économique. Pour Bio Consomac'teurs, "Manger bio, c'est bien, mais consommer moins et responsable, c'est encore mieux !". Par exemple, consommer local, des produits de saison, permet d'éviter des dépenses d'énergies inutiles (acheter des kiwis bios, importés de Nouvelle-Zélande est un paradoxe compte-tenu des dépenses en carburants que le transport implique).
Bio Consom'acteurs a pour objectif de devenir une véritable association de défense des consommateurs bio, en réunissant 10 000 adhérents à la fin de l'année 2007 (l'association en compte aujourd'hui plus de 2 000). Ainsi, l'association aura véritablement plus de poids pour mener ses actions à bien. Des actions qui consistent, entre autres, à : interpeller élus locaux et nationaux sur l'urgence de développer l'agriculture biologique, exiger un moratoire sur les cultures d'organismes génétiquement modifiés, promouvoir les produits biologiques ainsi qu'un commerce équitable de ces produits."
> L'article complet dans Metro
Tristan Lecomte, 33 ans, diplômé de HEC passé ensuite par L'Oréal, a créé Alter Eco, société spécialisée dans le commerce équitable qui vend ses produits via la grande distribution. > De l'alter à l'hyper
Par Maria MALLAGARDIS, Libération, jeudi 19 avril 2007 - Le site Alter Eco - Tous les articles "Alter Eco" dans libération
"Ces principes sont les racines à partir desquelles l’Agriculture Biologique croît et se développe. Ils expriment la contribution que l’Agriculture Biologique peut apporter au monde, et une vision pour améliorer toute l’agriculture dans le contexte international..." > Document complet, IFOAM 2005, format PDF, 4 pages - 416 ko
> Le site officiel de l'IFOAM
" Des chercheurs de l'université de Californie ont comparé des kiwis cultivés dans un même verger exactement à la même saison.
Les kiwis de l'agri¬culture biologique sont meilleurs pour la santé que ceux cultivés avec des engrais chimiques et des pesticides. L'étude rapportée aujourd'hui dans le magazine Chemistry & Industry se présente comme la plus fouillée sur cette question, qui divise encore le monde agricole et les consommateurs.
Les chercheurs de l'université de Californie (Davis) ont comparé des kiwis cultivés dans un même verger exactement à la même saison, mais selon les deux pratiques différentes.
Résultat, les kiwis bio contiennent plus de polyphénols (des composés organiques qui peuvent contribuer à diminuer la formation de radicaux libres), plus de vita¬mine C et plus de minéraux.
Les différences constatées seraient dues au fait que les kiwis non protégés par les pesticides développent plus des mécanismes de défense que leurs congénères chimiques. Ils sont aussi plus stressés, ce qui les amène à fabriquer plus d'antioxydants."
> Les bienfaits de l'agriculture biologique, Y.M., Le Figaro, 26 mars 2007
- Via la lettre d'information du MDRGF
- Le site du Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures
" Huit associations de consommateurs soutenues par le leader français de la compote, Andros, ont déclaré la guerre, jeudi 18 janvier, aux marques qui utilisent de façon abusive les fruits et les légumes dans leurs publicités et sur leurs emballages. Dans les rayons, quelque 130 produits utilisent comme argument de promotion la recommandation du Programme national nutrition santé (PNNS), qui suggère aux Français de manger 5 portions de fruits et légumes par jour. Les mises en scène alléchantes se multiplient : bananes, fraises et pommes s'étalent sur l'emballage de Yoco p'tit duo (Nestlé), alors que cette préparation laitière en contient à peine 2,8 %..." - Le Monde, 19 Janvier 2007, Florence Amalou
impact de la conversion de toutes les terres du monde à l'agriculture bio.
Intéressant article dont les conclusions sont inattendues...
"Les seules personnes qui pensent que l’agriculture biologique peut nourrir le monde sont des hippies à l’imagination délirante, des mères hystériques et des agriculteurs biologiques arrogants. Vrai ?"
> L’agriculture biologique peut-elle nous nourrir tous ? par Brian Halweil traduit de World Watch
- L'article complet, format PDF
> En lien
- Autres articles sur l'agriculture biologique dans le même site
" Créateurs de mode et acteurs de la grande distribution sont de plus en plus nombreux à poser la question du développement durable.
Quand tu descendras du ciel, n'oublie pas de mettre un peu d'équité dans mes petits souliers», lit-on sur le portail internet Lemarchécitoyen.net.
Des T-shirts en coton bio ou des baskets écolos garantis sans « usine à sueur », c'est la promesse que font de plus en plus de marques et de grands distributeurs lancés dans la mouvance de la mode « éthique » et du développement durable. Ethique, bio, écologique, équitable...
Autant de mots prononcés sans que le consommateur sache vraiment où poser ses définitions. Les acteurs eux-mêmes ne le savent d'ailleurs pas toujours. Comment s'y retrouver ?"
> L'étoffe de l'utopie par Dorane Vignando, Nouvel Observateur, 14/12/2006
" C'est le nouveau filon : La pub se met au vert
Vous voulez de l'« écologiquement correct » ? Industriels, distributeurs et publicitaires sont prêts à vous en vendre.
Dans la pub, il n'y a rien de mieux qu'un néologisme pour décrire une nouvelle tendance. Après les bobos (bourgeois bohèmes) et les momos (mobiles moraux), voici les « lohas ». Comprenez : «Lifestyle of health and sustainability» (style de vie de la santé et de la durabilité)..."
> La pub se met au vert; Nouvel Observateur, 16/12/2006
> En lien
- Quand la pub se met au vert : L’Alliance pour la planète dénonce l’utilisation abusive de l’argument écologique dans la pub, Metro le 19/04/2007
- « la publicité peut nuire gravement à l'environnement » Mais que fait le BVP ?
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